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Sahel: Visite du Premier ministre malien Boubou Cissé chez Emmanuel Macron

Sahel: Visite du Premier ministre malien Boubou Cissé chez Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre malien Boubou Cissé avec lequel il s’est entretenu de la coopération sécuritaire contre les groupes jihadistes.

A l’invitation de son homologue Edouard Philippe, Boubou Cissé est en visite de travail en France. Il est accompagné d’une importante délégation dont cinq ministres. Il a rencontré entre autres, les Maliens de la diaspora, le conseil des Maliens de l’extérieur, la ministre des Armées Florence Parly, le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, le Medef et l’Agence française de développement (AFD).
Lors de sa visite de travail, le Premier ministre malien s’est focalisé sur des progrès accomplis et les défis à relever liés à la détérioration de la situation sécuritaire et économique. Boubou Cissé est également venu à Paris pour chercher un appui politique et économique, mais aussi intéresser les entreprises. Fortement engagée militairement au Mali, Paris attend des résultats notamment dans le mise en œuvre rapide de l’accord d’Alger entre l’État malien et les groupes armés, et le règlement de la crise du centre du pays. L’Afd a promis de l’aide notamment pour accompagner la décentralisation. F
Au Palais de l’Élysée où il a été reçu, Boubou Cissé a remercié le chef de l’Etat français de son soutien pour le renouvellement du mandat de la Minusma. Il a déclaré que “le combat du Mali contre le terrorisme est aussi le combat de la France et de l’Europe, les soldats français et européens sont des camarades dans un même combat contre le radicalisme inhumain et l’extrémisme violent”.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a souhaité un financement par les Nations unies de la force africaine anti-terroriste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). Le sommet des pays d’Afrique de l’Ouest le14 septembre au Burkina Faso devrait également appeler à une mobilisation internationale accrue face au jihadisme dans la bande sahélo-saharienne. Les propositions issues de la rencontre de Ouagadougou seront présentées à l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre.
Des zones entières du Sahel échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU. Un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes a été signé en 2015, mais les violences se sont propagées du nord au centre du Mali, malgré le renforcement de la présence de la Minusma.

Par Nono

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