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Le paludisme tue de 450 000 personnes chaque année dont 93% en Afrique

Le paludisme tue de 450 000 personnes chaque année dont 93% en Afrique

Les enfants de moins de cinq ans sont les principales victimes de la maladie qui continue à faire des ravages dans le monde.
La conférence de financement du Fonds mondial pour la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, qui s’est tenue à Lyon, a annoncé avoir réuni 14 milliards de dollars pour lutter contre ces trois maladies. Le paludisme est connu depuis de très nombreuses années, mais la maladie continue de faire des centaines de milliers de morts chaque année dans le monde, notamment en Afrique. Les enfants de moins de cinq ans sont les principales victimes du paludisme. Ils représentent 61% des décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dans le monde, quelque  216 millions de personnes sont atteintes de paludisme. Il a tué 435 000 personnes dont 93% en Afrique, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour 2017. Environ 40% de la population mondiale est exposée à la maladie et 500 millions de cas cliniques sont observés chaque année. “Depuis 2000, les taux de mortalité liés au paludisme ont chuté de 60% à l’échelle mondiale et de nouveaux pays sont déclarés exempts de la maladie chaque année. Néanmoins, après des années de recul constant, le nombre de cas de paludisme repart à la hausse – les dix pays les plus touchés d’Afrique ont ainsi fait état d’une augmentation en 2017”, précise le Global Fund.
La transmission du paludisme touche 91 pays à travers le monde, faisant peser un très lourd fardeau sur les pays de l’Afrique subsaharienne. En 2017, près de la moitié des cas dans le monde ont été enregistrés dans cinq pays : le Nigeria (25%), la RDC (11%), le Mozambique (5%), l’Inde (4%) et l’Ouganda (4%), selon les données de l’OMS. Pour l’organisation, la lutte contre le paludisme passe avant tout par la lutte contre le moustique porteur de la maladie. “Deux formes de lutte anti vectorielle sont efficaces dans beaucoup de situations : les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations”, précise l’OMS. 
En 2017, environ la moitié de la population exposée au risque de paludisme en Afrique était protégée par des moustiquaires imprégnées, contre 29% en 2010.  Néanmoins, “près de 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à des moustiquaires imprégnées d’insecticide et au moins 15 millions de femmes enceintes ne reçoivent pas le traitement préventif dont elles ont besoin pour rester en bonne santé et protéger leur enfant à naître”, selon le Partenariat RBM. La maladie peut être prévenue au moyen d’antipaludiques.  
Il existe aussi désormais un vaccin (Le RTS,S/AS01) conférant une protection partielle pour le jeune enfant. Il est actif contre Plasmodium falciparum, le parasite du paludisme le plus meurtrier au niveau mondial qui est aussi le plus courant en Afrique. Son utilisation – lors d’essais cliniques à grande échelle chez des enfants avec l’administration de quatre doses – a permis d’éviter environ quatre cas sur dix sur une période de quatre ans. Ce vaccin est testé dans trois pays, le Ghana, le Malawi et désormais le Kenya.
La lutte contre les moustiques est “menacée par l’émergence d’une résistance de l’Anophèle aux insecticides. Selon le dernier Rapport sur le paludisme dans le monde, 68 pays ont signalé une résistance à au moins une des cinq classes d’insecticides généralement utilisées entre 2010 et 2017, et 57 une résistance à deux classes ou plus”, avertit l’OMS. L’autre menace qui pèse sur le combat contre la maladie est la résisance de Plasmodium  aux produits antipaludiques. Aujourd’hui les ambitions de l’OMS sont de :”Réduire de 40% les taux de mortalité palustre au plan mondial d’ici à 2030; éliminer le paludisme dans au moins 10 pays d’ici à 2030; empêcher la réapparition du paludisme dans tous les pays exempts.”

Par NONO


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