Sélectionner une page

Le drame du conflit yéménite

Le drame du conflit yéménite

Dans un communiqué publié par Le Figaro, l’organisation non gouvernementale « Save The Children » révèle des chiffres ahurissants concernant la crise du Yémen.

Selon l’Ong, les violences enregistrées au Yémen auraient causé environ 84.701 enfants morts de faim ou de maladie entre avril 2015 et Octobre 2018. Ce chiffre n’inclus pas le nombre d’enfants tués sur le théâtre des affrontements armés. Dans son communiqué, l’organisation affirme s’être servie des informations de l’ONU. L’évaluation a été menée sur des enfants de moins de cinq ans. Sur ces derniers, les experts de l’Ong ont étudié les taux de mortalité dus aux cas de malnutrition sévère et de maladie.

A travers ces chiffres, l’Ong « Save The Children » tire la sonnette d’alarme sur le drame de la crise du Yémen. Elle interpelle à cette occasion toutes les parties prenantes à œuvrer pour une normalisation de la situation dans ce pays où « 14 millions de personnes se trouvent en situation de pré-famine ».

Le conflit qui se vit actuellement au Yémen, était au départ un différend tribal et confessionnel interne  à ce pays né en 1990. Débuté en 2004 par l’entrée en conflit des chiites  zaydites contre le pouvoir central de Sanaa, la situation s’enlisera quelques temps après avec l’entrée en jeu des puissances étrangères voisines notamment l’Arabie saoudite et l’Iran. La rébellion des chiites est partie d’un sentiment de marginalisation et de mise à l’écart des décisions politiques et économiques du pays. Etant minoritaires (40% de la population), ils choisiront de se faire entendre par la majorité sunnite qui exerce le pouvoir. Il s’en suivra des manifestations et des heurts qui seront envenimés par la répression policière qui   conduira au meurtre d’une dizaine de contestataires et l’arrestation des centaines.

Les conséquences ici enregistrées auraient pu être évitées si seulement, les différents camps avaient privilégiés le dialogue au recours à la force.

« Nous sommes horrifiés. Pour chaque enfant tué, par des bombes et des balles, des douzaines meurent de faim et on peut l’éviter » déplore Tarmer Kirolos, directeur de l’Ong pour le Yémen.

 

Publicité

A propos de l'auteur

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité