Le général Abdoulaye Miskine, président du Front démocratique du peuple centrafricaine (FDPC), et le ministre conseiller à la présidence en charge du Désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion des ex-combattants ( DDR) Jean Wilybiro, ont signé, le 1er juin à Brazzaville, l’avenant de l’accord de Bangui relatif au DDR.

Le président du Congo, Denis Sassou Nguesso était représenté par son ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphérin Mboulou.

Sur les 14 mouvements armés répertoriés en Centrafrique, seul le FDPC n’avait pas encore paraphé l’accord. Ce dernier ayant sollicité un temps d’observation.

Jean Wilybiro a déclaré : “Notre pays entretient des rapports de fraternité et de solidarité avec le Congo. Nous bénéficions du soutien et de l’accompagnement des frères congolais dans la recherche de la paix et de la stabilité en Centrafrique, à travers notamment le président Denis Sassou Nguesso, désigné par ses pairs, médiateur dans la crise centrafricaine“.

C’est dans ce cadre de la recherche de la paix et de la stabilité dans notre pays que le président Faustin Archange Touadera nous a dépêchés à Brazzaville pour rencontrer notre compatriote Abdoulaye Miskine qui y vit depuis quelques années, en vue de la signature de l’avenant relatif à l’accord de Bangui“, a-t-il ajouté.

Il a rappelé que depuis le Forum Brazzaville, le dialogue de Bangui et les élections politiques populaires qui ont fait de Faustin Archange Touadera, le chef d’Etat la République centrafricaine, toutes les institutions constitutionnelles ont été installées. Il a reconnu l’existence de quelques poches de résistance à l’intérieur du pays, encore aujourd’hui.

Le gouvernement centrafricain a entamé le processus de restructuration de l’armée, avec le DDR “en vue de faire asseoir la paix et la sécurité pour que la Centrafrique retrouve sa place dans le concert des nations et amorce son développement tous azimuts“, a rappelé Jean Wilybiro.

Avant de conclure : ” Nous pensons qu’avec la signature de cet avenant et le soutien de la communauté internationale, la Centrafrique amorce un grand tournant de son histoire récente. Le Fdpc est maintenant, au même titre que les autres mouvements armés, membre du Comité consultatif de suivi qui est l’organe de pilotage du DDR“.

Des fonds manquent encore pour aider les populations centrafricaines. Selon le dernier rapport des Nations unies, sur les 4,5 millions d’habitants que compte la Centrafrique, près de la moitié -2 millions- dépend de l’aide humanitaire, deux personnes sur trois n’ont pas accès à l’eau potable, 40.000 enfants de moins de 4 ans souffrent de malnutrition.

Le plan de réponse humanitaire 2017 est évalué à 400 millions de dollars. A ce jour, il n’est couvert qu’a hauteur de 25%. La coordinatrice humanitaire des Nations unies en Centrafrique, Najat Rochdi, a appelé à saisir la dernière opportunité pour empêcher une nouvelle crise dans ce pays où des groupes armés se battent depuis 2013 pour le contrôle des ressources minières, notamment le diamant et l’or.

 

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