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Cameroun : Faible taux d’enrôlement des femmes sur les listes électorales.

Cameroun : Faible taux d’enrôlement des femmes sur les listes électorales.

D’après les chiffres rendus publics par Elections Cameroon (organe chargé de l’organisation des élections au Cameroun) ; le nombre de femmes inscrites en vue de la participation aux scrutins de 2018, est largement inférieur à celui des hommes.

Malgré la multiplication des initiatives des organisations de la société civile, les médias et plusieurs acteurs politiques ; les femmes ont manifesté peu d’intérêt  lors de l’opération de révision des listes électorales pour l’année en cours.

Le tableau comparatif des inscrits dans les dix régions du pays indique un énorme écart entre les hommes et les femmes, à l’issue de  la  participation à cette opération organisée par Elecam  et qui s’est achevée le 31 août 2017. Ce tableau fait état d’une forte dominance des hommes dans un pays où les femmes ont un fort poids démographique. Sur un effectif de 403.069 inscrits ; 159.154 femmes se sont faites enrôler. La région de l’ouest a connu la plus forte participation des femmes avec 18.834 inscrites. Le Sud-ouest ferme le rang avec 4.563 enrôlées.

Interrogées sur les raisons de leur faible participation, les femmes donnent plusieurs raisons. Pour les unes, le nombre restreint des leaders politiques féminins au Cameroun, a démotivé leur inscription. Elles pensent qu’un nombre élevé de femmes dans les instances de décision pourrait inciter la gente féminine à s’intéresser davantage à la politique. Pour les autres ; l’ignorance qu’elles ont des questions politiques en général et du calendrier d’inscription sur les listes électorales en particulier ; justifie leur faible participation.

Pour le professeur Justine Diffo Tchunkam (présidente du comité de direction  “femmes dans la démocratie”), ce taux d’inscription trouve  son explication dans les barrières culturelles et les stéréotypes développés dans plusieurs pays d’Afrique. Parmi ces stéréotypes, elle cite celui selon lequel « la place de la femme c’est dans son foyer ». L’universitaire présente cette « vision erronée »  comme principale entrave à l’implication de la gente féminine dans les questions politiques au Cameroun et dans bien d’autres pays dans le continent.

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