Afrique : le sommet de l’UA de juillet est capital pour l’autonomie financière de l’organisation

Réunis le 27 juin à Addis-Abeba en Ethiopie, les représentants permanents des Etats membres de l’Union africaine (UA) ont défini le cadre du 29e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tiendra les 3 et 4 juillet.

La réunion était consacrée à l’examen de l’ordre du jour du sommet qui se tiendra les 3 et 4 juillet prochain à Addis-Abeba, et des recommandations à présenter pour les débats au Conseil exécutif de l’UA, convoqué le 30 juin et le 1er juillet, avant la tenue du 29e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur le thème : « Exploiter les dividendes démographiques par un investissement dans la jeunesse ».

A l’occasion, le président de la commission de l’UA Moussa Faki Mahamat a  indiqué que ce sommet se tiendra dans un contexte de « défis multiples auxquels l’Afrique est confrontée, exigeant des actions cohérentes et un engagement de tous les Etats membres ». Parmi les sujets majeurs, seront évoqués la réforme du bloc panafricain, la paix et la sécurité, le terrorisme, la question migratoire, le terrorisme, la décision des pays du G5 Sahel à créer une force commune et son autonomie financière, la force de l’UA en Somalie.

D’autres points feront partie de l’ordre du jour du sommet : la situation au Soudan du Sud, au Darfour, en Libye, au Mali, en Centrafrique, au Burundi, en RDC et en Somalie. Autres points saillants du sommet, le financement de l’organisation continentale après la réadmission du Maroc au sein de la Grande famille.

L’UA à la recherche d’une autonomie financière

L’objectif étant de garantir à l’UA une autonomie financière à travers l’instauration d’une taxe de 0,2% sur les importations de chacun des pays, pour permettre d’encaisser quelque 1,2 milliard de dollars afin de rompre la dépendance vis-à-vis de l’aide de l’Union européenne (UE) et d’autres partenaires étrangers.

Le principe de la taxe date du sommet de juillet 2016, à Kigali au Rwanda. A ce jour, seule la Guinée, dont le président Alpha Condé assure l’exercice de l’Union, a ratifié le texte.  Les présidents rwandais Paul Kagamé et tchadien Idriss Deby Itno sont prêts à suivre l’implémentation de ce point de la réforme. Moussa Faki Mahamat a d’ailleurs appelé les Etats membres à honorer leurs engagements pour ce financement dont l’accord est en vigueur depuis janvier 2017.

Grâce à un financement prévisible et fiable, un Fonds pour la paix, l’UA est sûre de réduire sa dépendance  financière extérieure. Ce prélèvement devrait également être un mécanisme de financement pour les programmes de développement et d’intégration de l’Afrique. Il permettrait à l’UA de répondre à ses besoins en fonds opérationnels d’ici 2020.

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