Afrique : A quand l’Afrique mettra-t-elle les jeunes au centre des politiques de développement ?

Ils sont près de 35% de jeunes qui n’ont pas accès au travail décent en Afrique.

Les gouvernements africains sont appelés à s’assurer que leur jeunes sont mieux armés pour être plus productifs et donc contribuer efficacement au développement national, a indiqué un responsable de l’Union africaine (UA) à Kigali au Rwanda, à quelques jours de son 29e sommet,  en présence des chefs d’Etat et de gouvernement du continent.

Minata Samate, Commissaire aux affaires politiques à la Commission de l’UA

C’était lors de la célébration de la Journée pour la fonction publique en Afrique,  avec la présence de plus 500 participants. Cette journée marquée tous les deux ans,  permet d’apprécier le travail accompli par les services publics des Etats membres de l’UA. Le thème était “Renforcer une culture de prestation de services axée sur les citoyens : partenariat avec les jeunes pour la transformation de l’Afrique”.

La commissaire aux affaires politiques à la Commission de l’UA Minata Samate Cessouma a exhorté les gouvernements à réviser leurs programmes d’éducation et de formation pour s’assurer de la pertinence des enseignements suivis en vue de postuler dans le marché de l’emploi.

A l’ouverture de la conférence, le Premier ministre rwandais Anastase Murekezi a insisté sur la nécessité d’habiliter les jeunes pour promouvoir le développement socio-économique. Il

le Premier ministre rwandais Anastase Murekezi

a préconisé, pour l’aide aux jeunes africains en vue d’accroître leurs capacités productives, que les gouvernements délivrent des formations correspondant aux opportunités du marché du travail et s’engagent à leur offrir des services « avec intégrité, excellence et professionnalisme ».

Les difficultés d’accès des jeunes au monde du travail en Afrique, sont aussi liées à d’autres facteurs notamment les contre performances de l’économie, l’inadéquation du système de production des qualifications par rapport aux besoins du marché, le manque d’informations fiables sur le marché du travail, la méconnaissance des institutions de promotion de l’emploi des jeunes, la faible capacité de création d’emplois du secteur privé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *